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Actualisation pour le site, mais maintenant par moi-même (Free)
Le 4 février 2011

Avant tout je voudrais remercier tout le monde qui m’a aidé à sortir et/ou à faire passer le temps moins dur. J’espère que vous comprenez que c’est impossible de remercier personnellement tout le monde, pour cette raison je me dirige vers quelques personnes.

Ma mère, Ana. Je pense qu’elle a souffert le plus par ma situation. Pas seulement par ce qu’il m’était arrivé mais aussi par la séquestration qu’elle a subi. Je suis très reconnaissant que ça a duré si peu de temps et qu’elle a pu sortir vivante. C’est clair qu’on ne peut pas l’arrêter et qu’elle continuera jusqu'à la fin.

Mon père, Maarten. Il a voyagé partout dans le monde et était au premier rang dans la plupart des manifestations. Pour moi-même le moment le plus beau était l’action avec les mariachis (musiciens mexicains) devant l’entrée de la prison. Tout dans sa façon folle, mais pour cela pas moins.

Mes oncles et tantes, cousins et cousines. Je trouve ça super que vous avez permis à tout le monde à travers de l’internet de suivre mon affaire. J’apprécie énormément vos actions et conseils.

Le consul des Pays Bas à Cancun, Madame Ingrid Bosman. Elle a été présente dès le début et a montrée beaucoup plus d’intérêt que sa position lui obligeait. Ma gratitude profonde pour ceci.

Tout les mexicains et mexicaines qui, par leur commentaires dans la presse, leur « fiesta para freedom » et leurs visites loyales en prison, ont montré leur solidarité et leur aspiration vers plus de justice dans leur pays.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, le 22 décembre 2010 à 22h je viens d’être condamné à 2 ans , 2 mois et 21 jours pour  blessures en conséquence d’une bagarre provoqué par l’accusateur. En plus une amende à payer de 170 000 pesos pour dédommagement moral. Ceci est très bizarre vu que :

  1. c’était moi qui avait été provoqué et attaqué
  2. nous avons prouvé que les blessures d’Ivan n’étaient pas aussi grâves que prétendaient les accusateurs
  3. il, Ivan, n’a jamais prouvé qu’il ne pouvait pas travailler
  4. il, Ivan, n’a jamais prouvé  qu’il travaille quoi que soit.

Que j’ai obtenu le verdict du juge aussi vite était une surprise complète pour moi, comme je m’attendais à 6 mois de procès de plus. C’est devenu clair que la pression générée par tant de manifestations, la presse et la diplomatie n’a pas été pour rien. J’ai l’impression que c’était devenu clair à tout le monde que ça durait trop longtemps et qu’il fallait faire quelque chose.

Je me sentais préparé  pour ne pas être jugé innocent, pas parce que je n’ai pas les preuves, mais plutôt parce que les autorités mexicaines ne voulaient pas perdre la face, en disant «  oui c’est une honte ,vous avez raison ». Pour sortir de l’impasse ils étaient obligés de me condamner, fait courant dans un pays si corrompu comme le Mexique. Comme une peine de moins de 4 ans est payable, en me prenant encore plus d’argent ils croyaient avoir réglé l’affaire.

Honnêtement, je ne voulais pas continuer à me battre avec le système judiciaire Mexicain, je préférais m’en aller du pays, tout oublier, surtout par manque de confiance dans la justice Mexicaine. Bizarrement contraire à ce qu’on peut imaginer, le juge à indiqué Ivan Ferrat comme le provocateur de la bagarre sans lui mettre une punition. L’assurance de la famille Ferrat est venu réclamer son argent, comme c’est clair que c’est Ivan qui m'à agressé. La raison pour l’accusation de déposer un appel. En conséquence j’ai du faire pareil.
Ceci veut dire que pendant la durée de mon nouveau procès je dois rester dans le pays pour signer tous les 15 jours à Cancun.
L’appel dure normalement autour de 6 mois , mais j’ai appris que la famille Ferrat pense déjà à faire recours au dernier moyen, ce qu’on appelle « amparo » , le dernier appel devant la court fédérale. Heureusement je ne devrais pas rester au pays pour ceci. Vous comprenez, ce n’est pas du tout fini et je ne peut pas avancer avec ma vie.

Comme je dois rester en Mexique avec toutes les inconvenances je me tiens dans l’ombre pour éviter de nouvelles complications du côté de la famille Ferrat. On m’a proposé de demander une protection policière ce qui me démange totalement ainsi je me tiens derrière des palmiers, content que se ne sont pas des barreaux. J’ai envie de reprendre un travail pour payer mes frais et ceux de mon avocat, à part des autres frais de mon procès. Toute suggestion de travail, par exemple par internet est la bienvenue. Votre soutien  matériel et moral est très apprécié et reçu avec gratitude.

Au revoir,

Free