Qui mettra fin à la prise en otage de Free? Le matin du 11 octobre 2009, Alain Ferrat Mancera, échevin de Tourisme de la ville de Cancun et chef du parti des Verts dans cet Etat, faisait accuser un étranger innocent d’avoir attaqué son frère Ivan Ferrat Mancera. L’accusation était nécessaire parce qu’Ivan s’était blessé en attaquant cet étranger, et la compagnie d’assurance ne paierait pour les frais d’hospitalisation si c’était lui, Ivan, l’attaqué. Ivan avait été admis à l’hopital avec le nez fracturé et une légère commotion cérébrale. Mais avant la fin de la journée, avec l’aide d’experts, une histoire de multiples lésions et fractures du crâne et du visage avait été fabriqué. Selon les rapports médicaux il était dans le coma et sa vie était en danger. Plusieures personnes furent recrutées pour donner de faux témoignages sur l’attaque. L’étranger fut identifié comme Free Bronkhorst, la nouvelle de son crime et sa photo furent diffusés par les médias locales et dans un temps record Free, perplexe, fut arrèté et emprisonné. Sans droit à caution, sur base de charges qui pouvaient lui couter jusqu’à 13 ans et demi de prison. En décembre 2009, Ana, la mère de Free, venue d’Europe pour obtenir la libération de son fils, fût enlevée en plein centre ville de Cancun. Ses kidnappeurs lui informaient qu’ils allaient la tuer. Mais avant de pouvoir réaliser leur plan, la police les appréhendait après une poursuite à travers la ville. Les médias locaux réussirent à capter une partie de la poursuite et la rescousse de Ana sur video. Depuis, la presse s’intéresse au dossier de Free et pris Alain Ferrat Mancera à part pour l’usage malicieux de son influence pour faire emprisonner Free. Jour après jour, la presse rapportait des déclarations du gouverneur, du procureur, de Free, de sa mère, d’Ivan et de diplomates européens jusqu’à ce qu’Alain se réalisait que l’histoire avait échappé à son controle. Il organisa alors une conférence de presse pour qu’Ivan puisse dire qu’il pardonnait Free pour qu’il puisse regagner sa liberté. Le jour suivant, le 15 décembre, Ivan se présentait au tribunal pour informer qu’il ne tenait plus Free responsable pour les dommages qu’il avait encouru, permettant ainsi la voie pour la libération de Free. Le sort semblait sourir à Free. Mais la joie de la liberté imminente fut de courte durée. Une semaine plus tard, le 22 décembre, Ivan allait au tribunal pour retracter la déclaration du 15, expliquant que la compagnie d’assurance pouvait l’attaquer en justice. Même si Alain Ferrat Mancera avait exprimé quelques jours plus tôt ses regrets concernant l’incarcération de Free, à partir de ce moment les accusateurs allaient faire tout ce qui était dans leur pouvoir pour prolonger sa détention. Une de leurs tactiques favorites était de ne pas se présenter en cours pour les séances au rôle, obligeant le juge de les appeler à nouvau, trois mois plus tard. Alors, comme les amis et membres de la famille de Free n’arrêtaient pas de protester à travers l’Europe contre sa détention, ce qui fut rapporté par la presse Mexicaine et commenté par les lecteurs, la famille Ferrat décidait de se mettre à table afin de résoudre le problème. Après des négociations de plus d’un mois la famille de Free avait accepté de payer tous les frais médicaux d’Ivan et tous les frais à venir. Mais la famille Ferrat demandait en plus que Free avouait sa culpabilité et n’offrait rien en retour. Il devenait clair qu’elle n’était pas vraiment intéressée par un accord, et qu’elle avait uniquement prétendue vouloir un règlement. En réalité elle voulait un mois sans démonstrations de protestation pour permettre à Alain Ferrat de conclure dans le calme un pact électoral pour les élections d’Etat de 2010, avec le parti PRI. Pendant cette période l’avocat de Free, Gerardo Solis Barreto, fut enlevé et instruit à ne plus défendre Free. Free contractait un autre avocat, Fernando Lechuga, de Mexico Ville, désireux de se faire un nom à Cancun. Il engageait un expert pour analyser la video de sécurité de la nuit de l’attaque, lequel concluait que Free avait été attaqué par Ivan et son ami. En dépit de l’opposition d‘Ivan et sa famille, des tomographies du visage et du crâne d’Ivan furent ordonnées par le juge et prises le 3 septembre 2010. Les résultats fûrent hallucinants: il n’y avait jamais eu de fracture de la mandibule ou de la base du crâne, la partie occipital-parietale du crâne ou des mastoides, ce que Ivan et Alain avaient pourtant toujours prétendu. Le rapport médical entier présenté au tribunal paraît être une fabrication désignée à la mesure de la peine qu’on voulait lui infliger. Ils ont du espérer que la défense n’aurait pas les resources nécessaires pour mobiliser les différents experts nécessaires pour refuter l’accusation. Mêmes les conclusions du médecin légiste, le docteur Fernando Salgado Contreras, ont été démontrées par l’expert médical de la défense d’être des inventions basées sur la nécessité de l’incarcération de Free au lieu d’une évaluation médicale sérieuse. A ce jour, le 4 décembre 2010, Free est toujours en prison. Probablement pour encore 6 mois, peutr-être un an – c’est à dire, s’il est acquitté – parce que la justice doit poursuivre son cours. Des autorités gouvernementales et diplomates d’une demi-douzaine de pays Européens ont exprimé leur inquiétude aux autorités mexicaines concernant le cas de Free. Tous ont demandé que Free reçoive un procès juste et rapide, tout en assurant qu’on ne veut bien sur pas interférer avec l’administration de la justice Mexicaine. Nous, la famille et les amis de Free, nous ne sommes pas gouvernement et nous ne sommes donc pas tenu aux règles du jeu de la diplomatie internationale. Nou sommes le peuple. Nous voyons comment un membre de notre famille et notre ami est catapulté en taule où il est tenu en otage par un politicien local qui abuse de ses pouvoirs et de ses connaissances du système judiciaire de son pays à des fins personnels. Nous demandons une application de la justice correcte, la terminaison immédiate de cette prise d’otage officiellement sanctionnée et la punition des vrais criminels. Nous vous demandons d’ajouter votre voix pour soutenir la libération de Free en envoyant la pétition à Mme. Espinosa, présidente de COP16 et ministre des affaires étrangères du Mexique. Viva México, viva Free libre. |
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