Les dernières nouvelles dans le dossier de Free en provenance de Cancun, ce qui signifie en Maya ‘nid de vipères’. 7 01 2010 Suite à l’enlèvement le 9 décembre dernier de Ana Fernandez, la mère de Free - heureusement vite terminé par la police de Cancun - par 4 sicarios loués pour la tuer, les choses semblaient tout d’un coup s’activer à Cancun. On se rendait peut-être compte que le meurtre d’une mere qui vient clamer l’innocence de son fils devant les mensonges et manipulations de son puissant adversaire, n’est pas toujours le bon instrument pour calmer une opinion publique qui a pris gout à l’histoire, quotidienne-ment rapportée par la presse. L’adversaire, dans la personne du deputé local Alain Ferrat Mancera, cru nécessaire de nier toute implication dans cette affaire, ce qui a fait flamber la critique populaire qui paraît loin d’être convainque. La blague circulait qu’Alain Ferrat était dans son fort intérieur très content que l’enlèvement eut échoué parce que si non il aurait pu devenir le premier jugé sous le nouvel système de la peine capitale pour enlèvements, que son parti Vert(sic) préconise. Cet effet adverse, d’une sensibilisation croissante, semble avoir motivé quelques gens à faire bouger les choses. C’est ainsi que le 12 décembre, le Procureur de l’Etat de Quintana Roo suggérait, de sa propre intitiative, à Ana - de nouveau en guerre contre l’injustice Cancunienne dès que la police l’eut libérée de la voiture de son enlèvement - d’introduire un ‘rappel pour défaillance des preuves’ (Incidente de Desvanecimiento de Datos). Vu l’existence du video qui montre clairement que Free était attaqué par ses accusateurs, soutenu d'ailleurs par 2 témoignages de personnes présentes au moment de l'attaque contre Free, le Procureur se disait assuré de la nullification des preuves apportées par l’accusation et donc d’un fin rapide pour cette histoire. Pendant une semaine la presse de Cancun discutait ensuite de l’éventualité de la libération de Free comme si c’était un fait accompli. Le hype était devenu tellement fort que beaucoup y croyaient. Probablement parce qu’elle se sentait coincée, la famille Ferrat Mancera organisait une conférence de presse pour annoncer que la soi-disante victime Ivan Ferrat allait beaucoup mieux, comme on pouvait le constater, et qu’il pardonnait à Free (sic). L’agresseur qui vient pardonner la victime! Mais on ne faisait pas le difficile devant une taquinerie mineure. En effet, l’euforie fut telle que même les consuls de l’Espagne et des Pays-Bas déclaraient publiquement que l’affaire semblait se développer d’une manière positive. Pour des fonctionnaires appelés à crier victoire qu’en tout dernier lieu, cette démarche semblait la consécration de l’heureuse fin. Que non, le 24 décembre, le juge Víctor Echeverría Tun de la Troisième Court estimait que le vidéo et les témoins à décharge ne mettaient pas en cause les accusations et que Free devait rester en prison. Dans le respect absolu du droit, le juge rendait l’injustice absolue à Free. Les faux témoignages de l’adversaire ne furent même pas mis en causes puisque des contradictions d’interprétations des paroles des témoins à décharge avaient déjà invalidées celles-ci. Le Ministère publique, au lieu de s’en tenir aux paroles de son Procureur, se donnait aussi grande peine à invalider la sincérité de nos témoins. Comme si la famille Ferrat Mancera sentait venir le changement de verdict, Ivan était même venu dire à la presse qu’il retirait son "pardon". Il s’était rendu compte qu’il risquait devoir payer de sa propre poche les frais de son hospitalisation et ne pouvait vivre avec cette idée. Le pardon se réduisait d’un geste moral à un calcul comptable mal fait! Devant cette situation incertaine et pleine d’intimidations il reste difficile d’organiser une défense légale efficace. Si les premiers avocats avaient sciemment décidés de ne pas introduire le vidéo à décharge de Free, l’actuel avocat semble incapable de démontrer les mensonges de l’accusation et de ses témoins. Le premier témoin, fils d’un ancien chef de la police de Cancun, n’a même jamais été entendu. Des 31 demandes d’instructions supplémentaires introduites par le ministère public et l’accusation – question de faire durer le procès et l’emprisonnement de Free le plus longtemps possible – la demande pour examen de ce José Montiel, l’accusant et un des attaquants de Free, n’est prévu qu’en tout dernier lieu. Entretemps les examens prévus sont sabotés par les accusants (Ferrats et amis) qui ne se présentent pas, de manière à ce que l’examen doit être remis à une date ultérieure ou par notre propre avocat, qui est introuvable depuis ce lundi 4 janvier. Ce qui a forcé le juge de remettre l’examen psychiatrique de Free, prévu pour le 7 janvier, au 18 avril prochain. Comme nous sommes dans l’incertitude quant au sort de notre avocat, enlevé où se cachant afin d’éviter les foudres des Ferrats Manceras, nous cherchons donc un avocat ‘étranger’ - du dehors de l' état de Quintana Roo - qui puisse plus facilement résister aux pressions du nid de vipères nommé Cancun. De cette manière nous espérons pouvoir neutraliser les bâtons que nous mettent dans les roues la famille Ferrat et de faciliter la justice locale de juger en connaissance des causes. Heureusement que la pression internationale engendrée par l’action de pétition, les manifestations de soutien à Free à travers l’Europe et l’intervention de sa famille auprès des autorités politiques de plusieurs pays, commence à porter fruit et oblige la société civile de Cancun à se rendre compte d’un vrai problème qui leur est fait cadeau par la famille Ferrat Mancera : l’abus de pouvoir en face de leur clientèle internationale |
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